Silence, on lit !

A partir de lundi 21 janvier, l’école participera à cette action. Voici, ce que dit l’association de cette action :                       ” UNE PRATIQUE QUOTIDIENNE
L’association SILENCE, ON LIT ! propose aux collectivités qui en expriment l’envie de les
aider à mettre en place cette pratique d’un temps de lecture dont les grandes lignes peuvent être ainsi
résumées :
Lire tous les jours ?
Il est important de faire de cette activité un acte quotidien, une gymnastique mentale, une
pause relaxante, un moment de silence où l’on s’extrait du monde. C’est par cette quotidienneté que
les livres deviennent des compagnons que l’on a toujours avec soi ou que l’on retrouve tous les
jours.
A quel moment ?
Il ne s’agit pas de lire chez soi, en fin de journée, mais d’arrêter tous ensemble notre activité
pour faire le silence et pour lire. Ces quelques minutes sont donc prises sur le temps scolaire, de
travail ou d’activité. Il s’agit de faire une pose dans la journée où souvent nous ne répondons qu’aux
urgences. En même temps il ne s’agit pas de paralyser l’activité de la collectivité qui pratique ce
temps de lecture. Au lycée Tevfik Fikret qui pratique donc ce temps de lecture quotidien depuis
2001, soit depuis plus de 15 ans, ce moment de lecture a lieu tous les jours à 13h35, soit après le
déjeuner et avant la reprise des cours.
Pendant combien de temps ?
Il ne s’agit pas de casser la journée de travail avec une pause trop longue. Donc la durée du
temps de lecture est relativement courte. En même temps la durée doit être suffisamment longue
pour que les lecteurs puissent sortir du monde réel et entrer dans une histoire, suivre un
raisonnement, se concentrer sur un sujet pendant un moment suffisamment important. Cette durée
semble pouvoir être déterminée entre 10 et 20 minutes. Au lycée Tevfik Fikret l’expérience a
commencé sur une durée de 10 minutes et au bout de quelques mois, à la demande générale le
temps de lecture a été porté à 15 minutes quotidienne, et ce depuis 15 ans.
Qui participe ?
La lecture doit bénéficier à tous et l’idée est donc de faire participer tout le monde à cette
pratique, même et surtout ceux qui n’ont pas l’habitude de lire, que la lecture rebute, ou qui pensent
ne pas en avoir le temps ni l’utilité. Dans un établissement scolaire ce seront donc aussi bien les
élèves que les professeurs, les membres de l’administration, le personnel de l’entretien ou des
cuisines, sans hiérarchie, sans classe, sans barrières, sans préjugés.
Que lire ?
Il ne s’agit pas de lire pour lire ni de lire n’importe quoi. Il s’agit de lire des textes littéraires,
de préférence des fictions ou des essais qui sortent le lecteur de son quotidien et l’amène ailleurs. Il
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s’agit d’une lecture qui se prolonge sur plusieurs jours et non pas d’une consommation immédiate et
furtive. Cela exclut les magazines, les quotidiens, la presse en général ; cela exclut évidemment la
lecture des courriels, textos, tweets, pages web et autres qui envahissent déjà nos écrans …
ordinateurs, smartphones, tablettes, et surtout nos esprits. La lecture quotidienne doit justement
couper le lecteur de ces habitudes de pensées et d’informations sommaires, réductrices ou tronquées,
de messages rapides et donc souvent simplistes. Il s’agit de réintroduire le temps et la complexité
dans la pensée.
Il s’agit donc de lire des livres. Sur quel support ? Des livres papier assurément. Faut-il exclure les
livres sur tablettes ? Il semble que non, à condition de pouvoir s’assurer que la lecture reste
restreinte à la lecture de e-livres. Faut-il exclure la BD ? L’expérience du lycée Tevfik Fikret, autant
que la qualité de nombreuses BD et romans graphiques laissent penser que la BD fait partie de cette
littérature et la frontière entre livres et albums de BD est poreuse. 

un commentaire

  1. Très belle initiative à l’ère du numérique ! Merci pour eux